Avessac Histoire et Patrimoine

La fëy de boui

Lecture de l’histoire contée « La Feuille de buis » en gallo

L’ histoire de la fëy de boui Aut’faille , on mets-te en fêy de boui su la kuizinyër ou khëzeenyér chawd en fonte. Setlat së tounë d’koutë, turné, s’emouvë, tourneyer, faot dire qe les sézons et les anées font de même. Sa të kheh fay en movment divin. La fëy de boui nous offri sa disë l’imàyj de not vie, yell paisible où agitë, pien de réussit, d de mizer, de maw et de voyàyj. Qheuqes faïs la fëy de boui dékârë à l’awt bout de la kuizinyër. Pourtenw la vie pu où moins lon suivant le temps où la fëy cheminer cor à s’emouvë à touneyer, tourneyer, car au bout d’un moment ratatiné et naïlle, yell së të arrettë de tourneyer ca te la mor en fas pour l’éternitë. On deve se trouve mourir denw son pays si la Fëy s’arrettë net denw les ronds de font où à l’étranger si yell été lein.

L’histoire de la feuille de buis

 Autrefois on mettait une feuille de buis sur la cuisinière chaude en fonte et celle-ci se contorsionnait, tournait, avait des soubresauts. Il faut dire comme les saisons et les années font de même. C’était un mouvement divinatoire. La feuille de buis nous offrait l’image de notre vie. Elle serait paisible ou agitée, remplie de réussites ou d’échecs, de malheurs ou de voyages. Parfois la feuille filait à l’autre bout de la cuisinière. Enfin la vie serait plus ou moins longue suivant le temps ou la feuille continuait à se mouvoir, car au bout d’un moment ratatinée et noircie, elle s’arrêtait de bouger. C’était la mort en face pour l’éternité. On devait mourir dans son pays si la feuille s’immobilisait dans les ronds ou à l’étranger si elle était loin ou éloignée des ronds.

 Pierre-Amaury Pacory


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